79 p. 978-2-8251-3771-0
Le plus philosophique et le plus étrange des livres de Kama Sywor Kamanda, où l’on retrouve ses principaux thèmes : la vie, la mort, l’amour, la liberté, la lutte pour les idéaux de justice et de vérité…
Ici commence un monde inhabituel dans son émerveillement mystique fait de réflexions et d’anecdotes dans lequel les normes sociales se confondent aux apparences et aux obsessions obscures.
Kamanda démontre à sa manière les dangers d’une vision du monde dominé par des intérêts partisans au détriment de l’équité. Il évoque l’évolution qui a conduit certains peuples d’Afrique, notamment, à une société intégralement dépendante des impérialismes, qui nient à outrance l’autodétermination des individus.
La critique de Kamanda se fait à la faveur d’une double stratégie : celle de la société africaine en quête de modernité, malgré le poids des traditions, et celle que défend l’Occident en ses ambitions de domination du monde. Sa critique met en lumière le démantèlement de la société humaine par la dégradation des mœurs. Kamanda pose les problèmes du pouvoir qui déshumanise et déresponsabilise les personnes. Pour lui, l’amour, source véritable de la cohésion entre les êtres, soucieux de réguler leurs pratiques communes dans un désir de bonheur partagé, doit servir de fondement à toute société juste et équitable. L’amour devient le centre d’une réflexion sur le pouvoir dans tous ses effets.
Kama Sywor Kamanda est né à Luebo (Congo-Kinshasa). Il est l’auteur des Contes du griot (Grand Prix Littéraire de l’Afrique noire), de Chants de brumes (Prix Paul Verlaine), de La Somme du néant (Prix Louise Labé), et des Myriades des temps vécus (Prix Théophile Gautier de l’Académie française). Il a publié, aux éditions L’Age d’Homme, La Joueuse de kora, La Traversée des mirages et Lointaines sont les rives du destin.