10/2007 65 p. 978-2-8251-3775-8
"Aussi mince que l'oiseau", pour glisser entre les vents, vivre à la cime d'un arbre, écouter le temps passer. Si Mousse Boulanger est attentive à la malice de la pluie et au frémissement du soleil, elle ne reste pas indifférente à l'inquiétude qui pèse dur notre temps. Elle sait que la joie des arbres éclate sur une musique de becs, mais que la vie s'érode à l'émeri des heures. A la suite d'une chute, elle a exploré les rumeurs et les craquelements d'un bras cassé qui chante comme on tape sur une casserole fêlée.
Mort et vie sont liées au coeur du poème, l'espérance vrillée à la fibre et l'oeil toujours tendu vers la clarté du jour.