02/2011 288 p. 978-2-8251-1453-7
Editions Delphica - L'Age d'Homme
Collection Sophia
Traduit du russe par Dumsenil de Gramont
Après Atlantide-Europe et Jésus inconnu, voici le 3e volet de la trilogie christique : un poème épique de Dieu fait homme, apparition charnière de toute l'histoire.
Dimitri Mérejkovsky (1865-1941), historien, poète, romancier, essayiste, s’était réfugié à Paris en 1920, fuyant la Révolution bolchevique. Fondateur, avec Vladimir Soloviev, du symbolisme russe, il proclama « la fin de l’époque du positivisme étouffant et morbide ». Sa vie et son oeuvre furent marquées par le cataclysme communiste, qu’il considérait comme une lutte perpétuelle contre le christianisme.
« Aujourd’hui le Christ est ressuscité, mais demain l’homme rassasié prendra comme hier le pain de l’affamé. Le Christ est ressuscité, mais tout subsiste comme autrefois. L’univers est couché dans le mal comme il l’a toujours été. Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine. N’est-elle pas vaine, même s’il est ressuscité ? »
Tel est l’objet de la trilogie que Dimitri Mérejkovsky a consacrée au Christ, figure axiale de l’historie humaine, une œuvre essentielle pour comprendre la pensée et les convictions du grand écrivain.
Jésus inconnu, le premier tome, est le poème épique des trente-trois années où Dieu se fit homme.
Le Christ qui vient constitue la narration du ministère du Seigneur, de son oeuvre terrestre qui déterminera le sens de toute l’humanité et de toute la création.
Le dernier tome, Le Ressuscité, examine essentiellement la dimension cosmique de la Passion du Christ.
Armé d’une érudition encyclopédique, Mérejkovsky s’était donné pour objectif d’explorer toute la mémoire christique de l’humanité, retraçant, à partir de sources les plus diverses, la destinée humaine et céleste de Jésus. Ses prémonitions monothéistes s’inscrivent dans l’évocation des religions antérieures étudiées dans Atlantide-Europe et Le Mystère de l’Orient, parus chez le même éditeur.
Pressentant l’abîme dans lequel l’humanité allait s’engouffrer avec la Révolution d’Octobre pour se détourner de la face de Dieu, Dimitri Mérejkovsky s’était donné pour objectif de « ressusciter » le Fils de Dieu, convaincu qu’oublier le Christ était pire que de le nier.
Cette œuvre immense, historique, théologique et littéraire, se veut donc non pas l’évocation, mais bien la mémoire de ce que fut la figure christique dans l’histoire du monde, l’origine et la destination du genre humain.
Présentation coll. Delphica